Cette maladresse maternelle me fait t'aimer davantage 

La correspondance troublante et singulière de Baudelaire à sa mère. 

Classique français XIXé siècle

Collection : « Le Passeur Poche »

 

Date de parution : 4 mars 2021

 

 

Livre papier

978-2-36890-835-8

5,90 €

110x180 mm

128 p.

 


Livre numérique
978-2-36890-836-5

4,99 € 

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L'ouvrage 

 

« Je n’ai que ma plume et ma mère », écrit Baudelaire à son tuteur le 5 mars 1852. Les rapports de Baudelaire à sa condition d’homme et de créateur sont étroitement liés à ceux, étranges et passionnels, qu’il entretint toute sa vie avec sa mère.


Cette relation étroite est également due à sa condition financière : accu-mulant les dettes, toujours en manque d’argent, il se plaint en permanence à sa mère. D’ailleurs, il ne parle pour ainsi dire jamais de poésie ou d’art avec elle. Tout y est affaire de choses matérielles et de soucis intimes. Ce qui donne à ces lettres attachantes la vision d’un Baudelaire se débattant avec les problèmes du quotidien.


Mais par-delà cette apparente trivialité, les formules assassines sur l’humanité et « l’ennui » qui toujours assaille le poète, se révèle aussi une relation terrible et ambigüe, voire sado-masochiste. On voit un génie implorer sa mère de le reconnaître et de l’aimer, alors qu’elle est persuadée qu’il gâche son existence.

 

Cette obsession de gagner l’amour de cette femme adorée et haïe à la fois rend cette correspondance troublante singulière.

 

L'auteur 

 

Charles Baudelaire (1821-1867) est l’un des plus grands poètes français du XIXe, auteur notamment des Fleurs du mal.


Michel Schneider est écrivain et psychanalyste.